Louis Lionel

Qui suis-je ? 

Né dans l’humilité d’un foyer modeste, façonné par les rigueurs de l’époque salazariste, mon enfance s’est déroulée dans un petit village pittoresque près de Coimbra, où j’ai appris les valeurs de la persévérance et de la résilience. En 1971, à l’aube de mes seize ans, une opportunité inespérée m’a permis de franchir les frontières pour m’établir en France, terre d’accueil et de promesses. Armé de seulement quatre années d’éducation primaire et sans aucune maîtrise du français, j’ai entrepris un voyage intellectuel à l’Alliance Française de Paris. Entre 1971 et 1972, je me suis immergé dans l’apprentissage de la langue et de la culture françaises, couronné par l’obtention de diplômes en langue et civilisation ainsi qu’en français parlé. Mon parcours éducatif s’est enrichi de cours de littérature entre 1974 et 1975, toujours sous l’égide de cette institution prestigieuse. 

Des années plus tard, une rencontre fortuite avec la philosophie bouddhiste a éveillé en moi une nouvelle conscience. Cette philosophie ancestrale, avec ses enseignements sur la compassion et l’interdépendance de toutes choses, a profondément influencé ma vision du monde et ma manière d’interagir avec lui. Le bouddhisme m’a offert une perspective renouvelée, un chemin vers la paix intérieure et la sagesse, transformant ainsi le cours de mon existence.  

Pourquoi j’écris 

Certaines personnes s’interrogent sur ce qui motive mon attirance pour l’écriture. Je trouve difficile de leur répondre précisément, mais pour moi, écrire est une manière de me libérer, de m’évader de mes soucis quotidiens. Mes écrits peuvent sembler inintéressants pour beaucoup, mais pour moi, ils sont essentiels pour apaiser mon esprit et trouver un certain équilibre. 

 L’écriture a toujours été pour moi un refuge, une manière de m’évader de la réalité quotidienne. J’ai commencé mon tout premier livre, en 2014. À l’époque, j’écrivais avec l’ardeur d’un débutant, mêlant espoir et maladresse. Puis, les aléas de la vie ont emporté mes fichiers, comme des feuilles dispersées par le vent. Ce n’est qu’en 2020, par un hasard teinté de providence, que j’ai retrouvé ces fragments de mon passé. À leur contact, j’ai ressenti le besoin de les réadapter, de les enrichir, de les parer d’un style qui aujourd’hui m’est cher : le style poétique. 

Ce style, je l’ai apprivoisé au fil du temps, comme on dompte un cheval fougueux. J’ai eu le bonheur d’écrire depuis quelques milliers de pages, des mots étalés comme des étoiles sur plus d’une vingtaine de livres. Certes, le succès ne s’est pas présenté à ma porte, mais cela importe peu. Écrire n’a jamais été une quête de gloire pour moi ; c’est un voyage intérieur, une façon de converser avec mon esprit, d’occuper mes journées de sens, et d’exposer mon ressenti au vaste monde, même s’il reste parfois inaudible. 

Pour moi, chaque mot est une note, chaque phrase une mélodie. Mon écriture est ma catharsis, mon compagnon de solitude, et la preuve silencieuse que je suis là, que je vis, que je ressens. Au-delà des regards extérieurs, elle est mon miroir intime, le reflet d’une âme qui cherche à donner un sens à ses battements.  

N’oublions pas que :  

“Certains arbres perdent leurs feuilles en automne ou en hiver mais revivent plus forts au printemps suivant.” 

Dans l’existence nous perdons régulièrement l’espoir, nous cessons de croire en un « tas » de choses ainsi qu’en ceux qui nous entourent à la moindre contrariété ou tempête… 

Dès que celles-ci s’estompent, nous recommençons par récupérer nos rêves et espoirs et promettons à nous-mêmes d’être plus forts la fois suivante, mais les arbres ont un avantage sur nous : ils sont « programmés » pour cela… oui c’est vrai mais le plus souvent ils doivent vaincre les aléas climatiques, et ils en ont la capacité ! 

Nous avons également en notre esprit la capacité de vaincre les aléas qui s’opposent à notre bonheur et épanouissement, il suffit de peu de choses parfois…  

Ne pas se fixer des limites inutiles ou que nous savons inatteignables, laisser de côté tout ce dont nous n’avons pas l’utilité, nous concentrer sur ce qui nous sera réellement utile, il faut croire en notre force et en nôtre esprit, lui seul nous sera fidèle en toutes circonstances, nous devrions suivre notre intuition plus souvent, cela nous éviterait bien des déboires. 

Croire en notre esprit nous rend plus fort et nous permet de surmonter plus facilement nos déboires et contrariétés, avoir une meilleure analyse de la voie à suivre, nous sommes nos meilleurs Maîtres, certes nous avons besoin d’enseignements délivrés par des Maîtres, mais ces enseignements millénaires ne nous serviront pas si nous ne les analysons pas afin de les adapter à nôtre esprit, nous pouvons décupler leur sens e pouvoir en les adaptant à notre propre personnalité, et dans ce cas nous serons comme ces arbres parfois séculaires, capables de surmonter les aléas de l’existence. Il faut toujours lutter contre l’envie de céder, Lorsque la vie se fait plus ardue et brumeuse. Se rappeler ce dicton à jamais gravé : 

D’abord, mes Maîtres, j’ai écouté, Puis, les écrits, j’ai appris à décrypter, Enfin, mon esprit, guide précieux, j’ai suivi, Lui, mon meilleur phare dans la nuit. 

Au cœur des ténèbres, il sommeille, ce pouvoir, invisible, mais vibrant, en nous il éclaire, face aux tempêtes de la vie, il demeure un phare, en quête d’un monde serein, sa lumière prospère. L’adversité, ennemie du fragile espoir, cherche à nous plonger dans le silence du désespoir. Mais en chacun de nous réside une force rare, un feu sacré qui jamais ne pourra s’égarer. 

Dans chaque recoin de l’âme, une étoile brille, une étincelle de courage, éternelle et agile, pour conquérir les ombres, écarter les périls, et trouver la voie claire, au-delà de l’argile. Nous avons le pouvoir, inscrivons-le en nos cœurs, trouvons-le dans l’univers, dans l’espace qui luit, Il est en nous, cette force, ce souffle vainqueur, transformons nos épreuves en chemins d’infini. Dans l’immensité de l’espace, où les étoiles dansent en silence, l’amour et la douleur se partagent l’infini. Comme le soleil qui brille dans l’âme, l’amour offre une lumière qui réchauffe même les cœurs les plus froids. Et dans la douleur, un rappel que même les étoiles les plus brillantes peuvent fléchir. Mais ensemble, amour et douleur tissent le tissu de l’existence, partageant une part de l’éternité dans chaque battement de cœur, dans chaque souffle de vie. 

Dans le silence de l’ignorance, nous naissons, éveillant lentement au murmure d’un pouvoir latent, voilé par le voile de l’inconnu. Comme les aiguilles d’une horloge, les moments s’égrènent, d’abord avec la lenteur d’un rêve, puis s’accélérant avec la ferveur d’une rivière en crue. Ainsi, les années se succèdent, tissant le tapis de notre destinée, une trame sur laquelle nos espoirs et nos peurs dansent en cadence.